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LE CMNB RÉCLAME UN CADRE D'INTÉGRATION DE L'IRCC SPÉCIFIQUE AU NOUVEAU-BRUNSWICK, LES RÉDUCTIONS DE FINANCEMENT ÉTANT INJUSTES


FREDERICTON, N.-B. — Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick (CMNB) et ses organismes membres exhortent le gouvernement fédéral à suspendre les réductions proposées au financement de l'établissement et à travailler directement avec le secteur de l'établissement et les partenaires du Nouveau-Brunswick afin d'élaborer un cadre de financement qui reflète la situation particulière de la province.

 

La préoccupation du CMNB ne porte pas sur le fait qu'il y ait des contraintes budgétaires, mais sur la manière dont ces contraintes sont appliquées. Le Nouveau-Brunswick n'est pas une version réduite de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique. En appliquant des réductions en pourcentage similaires à toutes les provinces, IRCC adopte une approche uniforme qui peut sembler égalitaire, sans pour autant être équitable pour toutes les provinces.

 

Un impact disproportionné sur une province déjà à un tournant démographique

 

Le Nouveau-Brunswick devrait subir la plus forte réduction en pourcentage du financement de l’IRCC pour l’établissement de toutes les provinces du Canada (14,6 %), le financement passant de 27,1 millions de dollars à 23,1 millions de dollars en 2026-2027. Dans une grande province urbaine, une réduction de cette ampleur est significative. Au Nouveau-Brunswick, les répercussions de telles réductions sont encore plus importantes.

 

Les documents budgétaires 2026-2027 du gouvernement du Nouveau-Brunswick indiquent que la baisse de l’immigration contribue à une croissance prévue du PIB de seulement 1,0 % en 2026. Les démarches de consultation et de mobilisation communautaire menées par le CMNB ont mis en évidence une baisse de 30 % à 57 % de la population des jeunes dans la plupart des comtés au cours des 30 dernières années. Les organismes d’aide à l’établissement constituent une infrastructure essentielle pour déterminer si une famille nouvellement arrivée s’enracine dans une communauté du Nouveau-Brunswick ou quitte la province dans les deux années suivantes pour s’établir dans un plus grand centre.

 

Réduire ces services aujourd’hui, à un moment aussi crucial, va à l’encontre des objectifs de croissance démographique tant provinciaux que fédéraux.

 

Les services francophones sont bel et bien touchés en pratique

 

IRCC a déclaré que les organismes prestataires de services francophones ne subiront pas de réductions budgétaires. Les discussions directes menées par le CMNB avec ses organismes membres francophones clarifient ce que cela signifie dans la pratique : ces organismes devront revenir à leurs niveaux de service du 1er avril 2025. Les capacités développées au cours de l’année écoulée pour répondre à la demande croissante liée à l’augmentation de l’immigration francophone seront réduites.

 

Pour les communautés qui dépendent de ces services bonifiés, il s’agit bel et bien d’une réduction, peu importe la manière dont celle-ci est présentée dans les documents budgétaires. Ce résultat est difficile à concilier avec l’engagement déclaré du gouvernement fédéral d’accroître l’immigration francophone hors du Québec, car cet objectif dépend précisément des services qui font actuellement l’objet de restrictions.

 

Le CMNB demande à la ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, l'honorable Lena Metlage Diab, de :

 

  1. Imposer un moratoire immédiat sur les réductions de financement au Nouveau-Brunswick, en attendant une évaluation d'impact régional qui tienne compte du caractère bilingue de la province, de sa géographie rurale et de l'ampleur disproportionnée de la réduction par rapport aux autres provinces.

  2. Engage le CMNB et ses organismes membres dans un processus collaboratif visant à concevoir un cadre d’établissement de l’IRCC spécifique au Nouveau-Brunswick qui serve les deux communautés linguistiques de manière équitable et durable.

  3. Reconnaître que le retour des organismes francophones aux niveaux de service du 1er avril 2025 constitue une réduction effective de la capacité, et appliquer en conséquence l'engagement pris envers l'immigration francophone hors Québec.

  4. Donner aux bureaux régionaux d’IRCC les moyens de faire valoir à l’interne les réalités provinciales qui diffèrent fondamentalement des grands centres urbains, afin que les cadres budgétaires nationaux soient appliqués avec une sensibilité régionale appropriée.

 

L’égalité de traitement n’est pas synonyme d’équité. Le secteur de l’établissement au Nouveau-Brunswick accomplit le même travail que les organismes des grandes provinces, mais avec une marge de manœuvre beaucoup plus limitée et des enjeux bien plus importants pour les communautés qu’il dessert. Une formule de financement nationale appliquée sans ajustement régional ne tient pas compte de cette réalité.

 

 

À propos le CMNB

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick (CMNB) est une organisation faîtière bilingue à but non lucratif qui regroupe 20 associations d’établissement et ethnoculturelles à travers le Nouveau-Brunswick. Le travail du CMNB consiste à enrichir et à développer nos communautés en permettant aux nouveaux arrivants et aux membres de la communauté multiculturelle de participer pleinement à la société.

 

Contact médias : Ben McNamara, directeur général

Tél. : 506.453.1091

200-494, rue Queen, Fredericton, N.-B. E3B 1B6

 
 
 

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